20 Jan 2018

Lawrence MacAulay, ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada

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Agriculture Internationale - Quelles sont aujourd’hui les ambitions canadiennes en matière de productions issues de l’agriculture, de la pêche et de l’agroalimentaire?. Quelles grandes orientations seront celles de votre ministère, tant en termes de productivité, que de moyens, de technologie ou de stratégie de conquête de nouveaux marchés?

Lawrence MacAulay -Le secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire est en bonne position pour répondre à la demande mondiale croissante d’aliments grâce à sa main-d’œuvre agricole qualifiée, ses technologies de pointe et sa vaste superficie de terres arables. Les exportations canadiennes de produits agricoles et agroalimentaires continuent d’augmenter chaque année, atteignant le nouveau record de 61,4 G$ CAN l’an dernier. Le secteur se trouve actuellement dans une situation financière relativement solide. Le revenu monétaire net devrait atteindre un nouveau record de 15 G$ en 2015 et rester élevé en 2016. Le bilan de l’agriculture est également positif, avec un taux d’endettement plus faible par rapport aux actifs.

La réussite du secteur agricole canadien repose sur le travail des agriculteurs et des transformateurs d’aliments du Canada. À titre de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, mon principal objectif est de soutenir le secteur agricole de manière à lui permettre d’être un chef de file en matière de création d’emplois et d’innovation. Je veillerai à la mise en œuvre de notre plan gouvernemental visant à aider le secteur agricole canadien à être plus fort, plus innovant et plus sécuritaire. Mes priorités à titre de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire sont notamment de veiller à ce que le Canada demeure à la fine pointe en investissant dans la recherche agricole, d’assurer l’accès à de nouveaux marchés pour les producteurs et les transformateurs, d’investir dans la transformation des aliments à valeur ajoutée et d’aider les agriculteurs à continuer de protéger l’environnement et de s’adapter au changement climatique.

gf2A.I. - Le programme global Cultivons l'avenir 2 (CA2), ainsi que l’ensemble de programmes de gestion des risques de l'entreprise (GRE) seront-ils maintenus en l’état, optimisés, réorientés, etc. ?

L.MA - Nous sommes à mi-chemin de Cultivons l’avenir 2, et le gouvernement du Canada, en collaboration avec ses partenaires provinciaux et territoriaux, misera sur ces réalisations et consultera les intervenants alors qu’il planifie le prochain cadre stratégique pluriannuel. Comme il est indiqué dans ma lettre de mandat, nous travaillerons avec les producteurs et les gouvernements provinciaux et territoriaux afin de déterminer si les programmes actuels de gestion des risques de l’entreprise répondent aux besoins des agriculteurs canadiens lorsqu’ils font face à de graves difficultés qui échappent à leur contrôle. Les résultats de l’examen fédéral-provincial-territorial à mi-parcours de la gestion des risques de l’entreprise aideront à orienter l’élaboration du prochain accord-cadre stratégique pour l’agriculture.

A.I. - Quelle est votre analyse concernant les accords de libre-échange, tels que l’Accord économique et commercial global (AECG) ou le Partenariat transpacifique (PTP) et envisagez-vous de les multiplier?

L.MA - Le gouvernement du Canada est un fervent partisan du libre-échange, qui nous permet d’ouvrir des marchés pour les biens et les services canadiens, d’assurer la croissance des entreprises canadiennes, de créer des emplois bien rémunérés et d’offrir aux consommateurs canadiens un plus large éventail de choix, à un meilleur prix.

L’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne (UE) créé de nouveaux débouchés en UE pour les producteurs, les transformateurs et les exportateurs de produits agricoles de l’ensemble du Canada et facilitera l’accès aux marchés pour les marchandises, incluant d’importants produits agricoles canadiens, comme le bœuf, le porc, les céréales, les oléagineux, les fruits, les légumes et les aliments transformés. L’examen juridique du texte consolidé est maintenant terminé et les Parties poursuivent le processus de traduction de l’accord en français et dans les 21 autres langues des traités de l’UE. Une fois cette étape terminée, nous concentrerons nos efforts sur la ratification rapide de l’AECG afin que les particuliers et les grandes et petites entreprises puissent tirer profit des possibilités offertes au terme de l’accord. Le Canada et l’UE se sont engagés à signer l’AECG cette année en vue de sa mise en œuvre en 2017.

En ce qui concerne le PTT, le gouvernement participe à un processus intensif de consultation des Canadiens. Le gouvernement du Canada s’est engagé à mener un débat ouvert et complet au Parlement sur les vertus de cette entente.

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