22 Jul 2018

Ilse Aigner, Ministère fédéral de l'Agriculture.

Ilse Aigner Ilse Aigner
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Ilse- Aigner

Ilse- AignerMa vision de l’avenir de la Politique Agricole Commune.

L’Allemagne est façonnée par ses zones rurales : lieu de vie de deux tiers de la population, les zones rurales enregistrent une production qui représente 57 % des performances économiques allemandes. C’est notamment le secteur agricole qui contribue à la création d’emplois et à la croissance de ces zones. Pour pouvoir maintenir une production fructueuse, nos agriculteurs ont besoin de stabilité et de perspectives économiques sur le marché intérieur européen. C’est pour cette raison que je me bats en Europe pour une Politique Agricole Commune (PAC) sûre et prête à affronter l’avenir. Depuis plus de cinquante ans, la PAC apporte une contribution significative à la construction d’une Europe unie où, après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, les citoyens peuvent vivre dans la prospérité et la certitude d’avoir leur pain quotidien. Faisant partie intégrante des Traités de Rome, la PAC a constitué l’un des piliers fondamentaux dès le début de la construction européenne : conclue en 1958, elle est entrée en vigueur en 1962. En 1950, la production d’un agriculteur ne pouvait nourrir que 10 personnes. Aujourd’hui, ce chiffre s’élève à 135 personnes. De nos jours, les Allemands s’achètent sans problème des produits français tels que du vin et du fromage. Il en va de même pour les Français qui peuvent facilement se faire livrer du jambon de Forêt-Noire ou de la bière bavaroise. Ainsi, la PAC contribue, comme aucune autre politique, à la réussite de l’intégration européenne. Il y a eu tout de même des ombres au tableau comme les « montagnes de beurre » et la surproduction laitière. Mais celles-ci ont pu être surmontées en s’orientant sur les besoins du marché et en modernisant. Depuis longtemps, en Allemagne, nous avons supprimé les paiements d’autrefois fondés sur les quantités produites. Le système est on ne peut plus simple : chez nous, tous les agriculteurs bénéficient d’une prime unique pour l’exploitation de leurs surfaces. Dans le fond, l’Allemagne est favorable à intégrer une stratégie écologique dans la PAC. Pourtant, il est nécessaire que le principe d’écologisation défendu par la Commission permette une utilisation productive et particulièrement soucieuse de l’environnement même sur des terres à priorité écologique. Cela ne peut pas être la bonne approche que d’interdire la production sur une surface correspondant à sept pour cent des terres arables, car il s’agit là d’une importante quantité d’une ressource précieuse limitée qui ne peut plus être utilisée pour l’agriculture. Une agriculture durable sur l’ensemble de nos terres arables : c’est ce à quoi je m’engage et ce qui favorise une utilisation optimale de cette rare ressource. L’Allemagne et la France continueront à défendre, coude à coude, cet objectif à Bruxelles. Concernant les négociations sur l’enveloppe financière du budget agricole européen à partir de 2014, je respecte des principes fixes : il convient de rester fidèle au premier important pilier assurant les paiements directs qui offrent à nos agriculteurs une compensation pour des prestations rendues au bénéfice de la société en général. Le deuxième pilier doit être financièrement bien doté pour que nos zones rurales demeurent des régions attrayantes pour toutes les tranches d’âge. D’après une statistique actuelle, un contribuable européen dépense chaque jour 30 centimes pour la Politique Agricole Commune. À mon avis, cette somme constitue un bon investissement : dans des denrées alimentaires sûres et de qualité et dans une grande diversité de paysages cultivés. Nous ne connaissons plus la famine dans l’Europe actuelle. Nous pouvons être heureux d’être unis en Europe. Cette chance nous est donnée en grande partie grâce à la PAC qui offre à nos agriculteurs et agricultrices une sécurité de planification et de la fiabilité. C’est sur cette base que j’entends continuer, avec la France, à appuyer mon engagement. Ilse Aigner - Ministre fédérale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs.Ma vision de l’avenir de la Politique Agricole Commune.

L’Allemagne est façonnée par ses zones rurales : lieu de vie de deux tiers de la population, les zones rurales enregistrent une production qui représente 57 % des performances économiques allemandes. C’est notamment le secteur agricole qui contribue à la création d’emplois et à la croissance de ces zones. Pour pouvoir maintenir une production fructueuse, nos agriculteurs ont besoin de stabilité et de perspectives économiques sur le marché intérieur européen. C’est pour cette raison que je me bats en Europe pour une Politique Agricole Commune (PAC) sûre et prête à affronter l’avenir.

Depuis plus de cinquante ans, la PAC apporte une contribution significative à la construction d’une Europe unie où, après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, les citoyens peuvent vivre dans la prospérité et la certitude d’avoir leur pain quotidien. Faisant partie intégrante des Traités de Rome, la PAC a constitué l’un des piliers fondamentaux dès le début de la construction européenne : conclue en 1958, elle est entrée en vigueur en 1962. En 1950, la production d’un agriculteur ne pouvait nourrir que 10 personnes. Aujourd’hui, ce chiffre s’élève à 135 personnes. De nos jours, les Allemands s’achètent sans problème des produits français tels que du vin et du fromage. Il en va de même pour les Français qui peuvent facilement se faire livrer du jambon de Forêt-Noire ou de la bière bavaroise. Ainsi, la PAC contribue, comme aucune autre politique, à la réussite de l’intégration européenne.

Il y a eu tout de même des ombres au tableau comme les « montagnes de beurre » et la surproduction laitière. Mais celles-ci ont pu être surmontées en s’orientant sur les besoins du marché et en modernisant. Depuis longtemps, en Allemagne, nous avons supprimé les paiements d’autrefois fondés sur les quantités produites. Le système est on ne peut plus simple : chez nous, tous les agriculteurs bénéficient d’une prime unique pour l’exploitation de leurs surfaces. Dans le fond, l’Allemagne est favorable à intégrer une stratégie écologique dans la PAC. Pourtant, il est nécessaire que le principe d’écologisation défendu par la Commission permette une utilisation productive et particulièrement soucieuse de l’environnement même sur des terres à priorité écologique. Cela ne peut pas être la bonne approche que d’interdire la production sur une surface correspondant à sept pour cent des terres arables, car il s’agit là d’une importante quantité d’une ressource précieuse limitée qui ne peut plus être utilisée pour l’agriculture. Une agriculture durable sur l’ensemble de nos terres arables : c’est ce à quoi je m’engage et ce qui favorise une utilisation optimale de cette rare ressource. L’Allemagne et la France continueront à défendre, coude à coude, cet objectif à Bruxelles.

Concernant les négociations sur l’enveloppe financière du budget agricole européen à partir de 2014, je respecte des principes fixes : il convient de rester fidèle au premier important pilier assurant les paiements directs qui offrent à nos agriculteurs une compensation pour des prestations rendues au bénéfice de la société en général. Le deuxième pilier doit être financièrement bien doté pour que nos zones rurales demeurent des régions attrayantes pour toutes les tranches d’âge. D’après une statistique actuelle, un contribuable européen dépense chaque jour 30 centimes pour la Politique Agricole Commune. À mon avis, cette somme constitue un bon investissement : dans des denrées alimentaires sûres et de qualité et dans une grande diversité de paysages cultivés. Nous ne connaissons plus la famine dans l’Europe actuelle. Nous pouvons être heureux d’être unis en Europe. Cette chance nous est donnée en grande partie grâce à la PAC qui offre à nos agriculteurs et agricultrices une sécurité de planification et de la fiabilité. C’est sur cette base que j’entends continuer, avec la France, à appuyer mon engagement.


Ilse Aigner - Ministre fédérale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs.

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