10 Jul 2020

Process et packaging fers de lance de l’identité produit.

Groupement des Équipementiers du Process et du Packaging des Industries agroalimentaires Groupement des Équipementiers du Process et du Packaging des Industries agroalimentaires
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Le GEPPIA, Groupement des Équipementiers du Process et du Packaging des Industries agroalimentaires (et non alimentaires). Représente et défend les intérêts des industriels français du secteur. Avec un effectif d'environ 4 000 personnes réparties sur toute la France et plus de 7 ans d’existence, le GEPPIA regroupe aujourd’hui plus de 90 entreprises représentant plus de 90% du marché pour un chiffre d’affaires cumulé proche de 1 milliard d'euros, dont 45 % à l’exportation et plus de 450 000 K € d’achats industriels. Le GEPPIA regroupe aussi une vingtaine de partenaires-fournisseurs industriels reconnus.

Jean-Marc-DoreAgriculture Internationale - Quels sont le rôle, les prérogatives et les objectifs du GEPPIA ?

Jean-Marc Doré - Le GEPPIA est un groupement qui a pour vocation de regrouper les principaux équipementiers du process et du packaging agroalimentaire. Fédérer et mutualiser leurs potentiels et leurs complémentarités techniques, financières et commerciales (soit plus d’un milliard d’Euros de CA cumulés pour près de 4 000 personnes) pour les aider à asseoir leur pérennité et se développer tant en terme d’innovation que d’exportation.

Pour y parvenir, le GEPPA identifie et met en place les outils et les moyens, soit humains, soit financiers, en fonction de leur marché et surtout de leur taille d’entreprise. À ce jour, nous proposons trois principaux domaines d’investigations : les achats industriels (et la sous/traitance), les financements et tous les outils de promotion, de marketing et de communication.

A.I. - Quelle est la situation des marchés des process et du packaging en France et en Europe ?

J-M.D. - Globalement, l’agroalimentaire fait partie des secteurs économiques qui s’en sortent mieux que la moyenne de l’industrie. Même si les investissements ont diminué dans la transformation, l’activité en 2012 reste stable et progresse de 10 à 20 % pour l’emballage et le conditionnement.

L’activité en dehors de l’hexagone est très variable selon, les spécialités de chaque équipementier (Process agro - Equipements d’emballage primaire, secondaire ou fin de ligne), du montant des investissements et enfin de leur marché/pays. On retiendra néanmoins que plus leurs équipements sont innovants (automatisation générant des économies en particulier) et spécialisés (technologies dédiées), plus leurs activités se portent bien !

A.I. - Quelle position occupe le secteur de l’agro-alimentaire dans l’activité de vos partenaires équipementiers et comment évolue ce marché ?

J-M.D. - Le secteur agro-alimentaire représente à ce jour de 60 à 80 % de notre activité (100 % dans la transformation). Même si la chimie, la pharmacie/cosmétique et l’industrie connaissent certain regain d’activité, l’agro-alimentaire est et reste notre domaine de prédilection.  Le consommateur, même s’il a réduit son budget alimentaire, recherche toujours de bons produits, innovants, de meilleure qualité au meilleur prix d’où la nécessité impérative de produire mieux, moins cher et attractif !

A.I. - Comment se traduit la multiplication des directives et des normes européennes dans les choix des industriels ?

J-M.D. - Ces directives et normes qui répondent à de réelles améliorations visant à garantir et améliorer la qualité et la sécurité des produits sont de plus en plus contraignantes ; mais sauf cas particuliers, elles sont assez essentielles pour notre avenir.  Les choix et implications des industriels sont très variables en fonction de leur spécificité et de leur position dans la chaine de process et de conditionnement. On notera juste que la France avec l’Allemagne sont depuis longtemps très impliqués et mêmes précurseurs dans ce domaine !

A.I. - Quels aménagements ou ajustements de ces normes permettraient selon vous aux industriels européens de conserver leur compétitivité ?

J-M.D. - Je n’ai pas d’éléments de réponses tangibles sur ce sujet, mais il est incontestable que plus on pourra garantir la qualité, la conservation et la traçabilité des produits agroalimentaire (en améliorant la qualité, la protection des opérateurs et des consommateurs finaux) en mettant en œuvre les meilleurs outils de production pour assurer des prix de revient concurrentiels, plus nos industriels français seront et resteront compétitifs !

A.I. - La diversification de plus en plus importante des produits transformés imposée par les marchés, peut-elle entraîner certains industriels à différer leurs décisions d’investissements ?

bouteilles

J-M.D. - Je pense au contraire que cette diversification devrait inciter les industriels à investir, il est quasi impératif aujourd’hui de se démarquer et donc d’innover pour attirer le consommateur. La principale obligation devient d’ordre technique en introduisant la souplesse et la flexibilité dans leurs productions, d’ou la nécessité d’investir dans des outils et les équipements de plus en plus compacts, performants, polyvalents et s’inscrivant dans les thématiques d’économie d’énergie et d’éco-conception !

A.I. - Voyez-vous déjà se dessiner les tendances lourdes qui devraient s’imposer dans les années à venir ?

J-M.D. - Pour répondre à cette question, je vais me permettre, pour la partie « Conditionnement » de vous renvoyer sur le Livre blanc collaboratif que nous allons publier d’ici la fin du mois de juin « Packaging Trends » qui collecte les tendances des principaux industriels mondiaux Vous pouvez en découvrir les premiers extraits sur le site : Tendances des principaux industriels mondiaux.

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