28 May 2018

Monsieur Ali Bey Nasri, Président de l’ANEXAL (Association Nationale des Exportateurs Algériens)

Publié dans Dossiers
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Agriculture Internationale - Quelle place occupe le secteur de l’agroalimentaire dans la balance commerciale de l’Algérie ?

Ali Bey Nasri - La place qu’occupe le secteur de l’Agroalimentaire est pratiquement insignifiante comparée à  la moyenne régionale. Cette situation découle du faite que notre pays est au début d’un processus de mise en place d’une stratégie d’exportation.

Evolution des Exportations Agroalimentaires 2010-2015 (Source ALGEX) Unité : Millions USD

t1

A.I. - Quels en sont les produits phares et de quels soutiens bénéficient-ils dans leur recherche de marchés exports ?

A.B.N. - Les produits phares  de l’Algérie, Exportations Algériennes des Principaux Produits Phares (Quantité: milliers de tonnes, Valeur : millions USD)

t2

Ainsi, dans le cadre de la prospection des marchés extérieurs exports (l’Etat remboursant 50 % des coûts liés aux études), cette rubrique du FSPE, elle n’est pas encore mise en place par l’Etat.

A.I. - Comment, avec quels outils, moyens et prérogatives, se traduit l’aide que l’ANEXAL apporte aux entreprises algériennes des secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, en termes de conseil, d’information et d’accompagnement ?

A.B.N. - L’ANEXAL agit en tant qu’association des exportateurs, tous secteurs confondus. Dans sa mission, elle est le représentant de tous les opérateurs et leur porte-voix auprès des pouvoirs publics. Elle défend leurs intérêts et veille à promouvoir l’activité export, en favorisant les regroupements, la diffusion des informations tant à caractère général que celles spécifiques aux différents secteurs d’activité. Concernant l’agroalimentaire, l’accompagnement et les conseils vont de la vulgarisation des dispositifs réglementaires phytosanitaires, aux aides accordées en passant par des interventions auprès d’organismes tels que les douanes, banques et autres services intervenant dans les opérations d’export.

A.I. - La Cellule d’écoute et de suivi initiée par le ministre du Commerce a-t-elle d’ores et déjà amélioré significativement la démarche des exportateurs, en matière de dynamique globale, de réactivité aux opportunités de marchés et de fluidité dans les différents processus nécessaires à la mise en place de cette démarche ?

A.B.N. - La mise en place de la cellule d’écoute, suite à une rencontre organisée à l’initiative de l’ANEXAL, le 12 janvier 2016, entre Monsieur le Ministre du commerce et les opérateurs, constitue le point de départ de toute la dynamique autour de l’export observée ces derniers mois. Elle a contribué d’une manière déterminante à hisser la thématique export au premier plan des préoccupations économique du pays.C’est ainsi que l’ensemble des acteurs institutionnels se sont saisis de l’export, à commencer par le premier ministre qui a créé à son niveau un comité de réflexion pour étudier les mesure pratiques, législatives et réglementaires à prendre afin de faciliter aux opérateurs l’acte d’exporter et les encourager dans ce sens.

A titre d’exemple, citons les mesures prises par les douanes pour diligenter le traitement des opérations export dont les délais sont passés de 11 à 2 jours, et l’extension à 360 jours, du  délai de rapatriement des fonds, au lieu de 180  depuis début 2017. Il demeure que beaucoup d’autres mesures restent à prendre, notamment au niveau de la réglementation et du contrôle des changes, que la banque d’Algérie doit initier avec le ministère des finances.

A.I. - Quelles sont les filières, au sein du secteur de l’agroalimentaire, les plus actives sur les marchés extérieurs, et quelles régions présentent aujourd’hui les meilleures opportunités ?

A.B.N. -  Les secteurs les plus actifs sont : Le sucre, le beurre de cacao, les pâtes alimentaires, les boissons. Concernant les marchés actuels c'est surtout l'Europe, le Moyen Orient et l'Afrique.

A.I. - Ministère, Algex, Anexal, Fspe, la multiplicité des acteurs concernés représente-t-elle un « mille-feuilles » administratif générateur de complication, ou au contraire une synergie dynamique de compétences complémentaires travaillant dans le même sens : celui de la conquête de nouveaux marchés ?

A.B.N. -  La complémentarité est évidente, car les rôles sont différents, sauf que pour l’ANEXAL, elle n’a pas de caractère « public » comme ALGEX, La Chambre de Commerce. La complexité réside dans l'absence d'un outil de pilotage et le manque d’une stratégie globale pour booster l’export. Cette dernière devrait se mettre en place dans le cadre d’une démarche d’ensemble contenue dans le nouveau modèle de développement que le gouvernement se propose d’imprimer à son action.

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