15 Nov 2018
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Publié dans Actualités Vidéo
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Multiplication des réglementations, changements climatiques et gestion de la ressource en eau, volatilité des prix des matières premières agricoles, sont autant de facteurs qui donnent à l’industrie de la protection des plantes un rôle de plus en plus précieux, basé sur un éventail toujours plus large de solutions adaptées à la multiplicité croissante des problématiques. Markus Heldt, président de la division Protection des cultures de BASF, répond à quelques interrogations.

Markus HeldtAgriculture Internationale - La cacophonie des réglementations régionales, dans un marché pourtant mondialisé, peut-elle constituer un obstacle à la mise en œuvre des innovations BASF ? Certains pays sont-ils plus menacés que d’autres par cette situation ?

Markus Heldt - En règle générale, nous sommes favorables à l’échange de connaissances, au partage des meilleures pratiques et à des coopérations avec les autorités à travers le monde. Mais où que ce soit, les règlementations doivent toujours être conçues pour équilibrer juste mesure et précaution. Les cadres réglementaires doivent être clairs, fiables et applicables. En outre, un réexamen approfondi de l’efficacité des processus réglementaires existants pour soutenir l’innovation doit être installé. En Europe, les développements récents en matière de gestion des risques et la politique de réglementation pourraient vraisemblablement avoir un impact négatif sur l’ensemble du domaine de l’innovation.

A.I. - Vous voulez développer des solutions au-delà de la simple protection des plantes, comme par exemple, des produits pour la gestion de l’eau. Pour quelles raisons et quand ces innovations arriveront-elles ?

M.H. - Les producteurs sont confrontés à de nombreux défis, en plus de la nécessité de lutter contre les ravageurs et les maladies. En général, les stress environnementaux tels que la carence en nutriments, la sécheresse, la chaleur et des conditions météorologiques défavorables peuvent limiter les possibilités d’obtenir le maximum de leurs cultures en termes de potentiel de rendement et de santé de la plante. BASF a demandé aux producteurs quels étaient leurs défis les plus pressants. L’un d’eux vient de ce que la disponibilité de l’eau est de plus en plus irrégulière, posant problème à la production agricole. Par exemple, il ya une augmentation des pertes dues à la sécheresse dans les grandes cultures, des pertes de rendement et de qualité dues à forte teneur en sel, et à la contamination de l’eau d’irrigation. Le besoin d’eau douce dépasse les disponibilités. BASF se concentre doncsur des produits qui aident les plantes à utiliser l’eau plus efficacement, afin d’aider les agriculteurs à réduire l’irrigation et à améliorer le rendement. Nous espérons mettre sur le marché une solution de gestion de l’eaud’ici au milieu de la décennie.

A.I. - Vous préconisez une pondération intelligente des apports de la technologie et des pratiques agronomiques. Cette voie vous semble-t-elle avoir été entendue à la fois par les instances politiques et par les producteurs ?

M.H. - Si la société veut surmonter des défis importants tels que la nourriture, la sécurité et la durabilité de l’eau et de l’énergie, la technologie est un facteur clé. Il ya une inquiétude croissante que l’équilibre nécessaire entre principe de précaution et juste mesure soit de plus en plus remplacée par le fait de s’en remettre purement et simplement au principe de précaution et éviter ainsi tout des risque technologique. En outre, suivre les bonnes pratiques agricoles est essentiel pour combiner performance et efficacité. Nous appuyons les agriculteurs par le biais de plusieurs initiatives de transfert de connaissances, ainsi que par des solutions innovantes qui vont au-delà de la protection des cultures.

A.I. - BASF a mis en place, dans certaines régions, des solutions de financementainsi que d’échanges de grains. Quels en sont les bénéficiaires potentiels, les critères et conditions d’accès, ainsi que les effets escomptés ?

genetically modified soybeansM.H. - Un programme de financement et l’échange de grain sont des solutions pour aider nos clients à réduire leurs risques financiers en période de baisse des prix des matières premières agricoles. Aujourd’hui, BASF a des programmes qui fonctionnent avec succès dans les pays suivants : Brésil, Argentine, Etats-Unis, le Canada, l’Ukraine, la Russie et l’Italie. En règle générale, BASF garantit un certain prix pour la récolte de son client. Cela signifie qu’il a plus de sécurité pour planifier ses achats de produits de protection des cultures. Le choix des pays, des cultures et des modèles financiers spécifiques est défini conjointement par nos équipes marketing, ventes et services financiers, en tenant compte des conditions du marché et des besoins des clients. Dans la plupart des cas, les conditions du programme sont liés à nos programmes de fidélité client et portefeuille. Spécifiquement pour l’Amérique latine, nous avons aussi des programmes développés en collaboration avec les négociants en matières premières. L’expérience montre que les clients sont satisfaits des offres BASF et, par conséquent, augmentent leurs décisions d’achat de produits BASF en échange d’une protection des risques plus élevée.

A.I. - Compte tenu des évolutions climatiques et de l’apport prévisible des biotechnologies, quels critères sous-tendront les axes futurs de votre recherche ?

M.H. - En tant qu’entreprise de chimie globale et intégrée, nous voulons promouvoir nossolutions innovantes et durables au rang d’agents facilitateurs dans les domaines où nous sommes confrontés à de sérieux défis. Grâce à l’étendue de notre savoir-faire R & D, nous aidons nos clients à répondre aux besoins actuels et futurs de la société. Nous faisons cela en tirant parti de notre position unique d’entreprise chimique globale et intégrée: notre excellence opérationnelle, notre connaissance du marché et des relations clients s’engrènent parfaitement avec notre expertise en recherche et développement. Nous étudions en permanence des innovations pour un avenir durable.

 

 

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